Les ateliers peinture – y aurait-il des enfants ?

Tout est prêt
Le défi : organiser un atelier peinture en tant qu’inconnue dans une bibliothèque où il n’y en a jamais eu, un mercredi après-midi sans classe, mais avec du catéchisme pour certains. Et à un moment où la plus grande partie des enseignants étaient en grève d’un côté pour une raison, les élèves (lycée, collège et bien sur les étudiants) pour une autre raison.
Roger, le bibliothécaire, c’est chargé de la com : Il y avait 13 enfants (entre grande section maternelle et CM2) inscrits pour la première séance, en principe deux groupes d’âge distincts. 7 sont finalement venus que j’ai pris dans un seul groupe. Pour les deux séances suivantes, il n’y avait plus d’inscription et le même nombre d’enfants.
Premier atelier
un peu de technique pour les petits novices : comment utiliser un pinceau, mélanger les couleurs. Puis peinture libre, en précisant que chaque enfant pourrait avoir deux feuilles (A3).
Deuxième et troisième ateliers

L’éléphant se transforme en arbre
Cette fois-ci lectures de contes sénégalais bilingues que nous avions achetés pour la bibliothèque. Moi en français, Élisabeth, la nouvelle bibliothécaire en Diolla. Puis les enfants interprètent avec leur pinceau. Chaque enfant a un temps de parole pour expliquer son œuvre puis nous relisons le conte, cette fois-ci seulement en français comme les enfants ont bien compris le contenu, mais en montrant les images. Ah, les images ont fait briller les yeux !
L’inconvénient d’organiser un atelier informel de cette façon : On ne sait pas d’avance qui vient, ni à quelle heure.
L’avantage : les enfants viennent sans contrainte, sont curieux et motivés. Le temps passé ne joue pas vraiment un rôle, on peut décider le moment quand on arrête, pas de sonnette ni parents qui s’impatientent devant la porte.
Au troisième atelier une fille vraiment motivée, assez pour venir avec son petit frère sur le dos. Un petit artiste en herbe.
Pour des parents français c’est certainement très perturbant : les enfants, même petits, vont et viennent sans être accompagnées.
Quelques images des ateliers deux et trois
Petits plaisirs et avenir du projet

- Deux peintures du premier atelier, une petite fille, grande section de maternelle : elle a de l’imagination, certes quelques stéréotypes mais une variété impressionnante d’éléments : elle m’a dit qu’en bas à droit, le personnage vert, c’était un robot. Une petite fille à suivre…
- L’accueil positif des bibliothécaires : Élisabeth, la nouvelle bibliothécaire s’est impliquée des le début, a participé aux ateliers, Roger a participé dès le deuxième, pinceaux en main. Nous avions beaucoup discuté sur les créneaux : Il faut que les enfants soient libres et la bibliothèque ouverte.
Finalement Roger accepterait, à ma prochaine venue, d’ouvrir la bibliothèque le samedi matin. Et Élisabeth veut bien organiser des ateliers de peinture sans ma présence les mercredis. D’autant plus que les enfants sont revenus le mercredi après mon départ de la bibliothèque et voulaient faire de la peinture.
Inch’Allah
