Cette année était bien particulière, les enseignants étaient en grève, assis à l’ombre du pré-haut. Mais présents quand-même pour que nous puissions faire nos ateliers. Sauf le vendredi, deux des enseignants n’habitant pas sur place en permanence, ils sont rentrés chez eux pour un long week-end.
Les ateliers peinture
Comme à la bibliothèque d’Oussouye, je me suis servie d’un des albums bilingues de l’édition Dodo Vole :
« Comment les animaux furent transformés en arbres »
Un conte traditionnel sénégalais
Lecture en Français par moi,
en Diolla par l’enseignant.
Qui m’a bien expliqué les hésitations de sa lecture : Ce n’était pas, comme je pensais, qu’il y ait de grandes différences entre le Diolla Kassa, parlé dans la région d’Oussouye et le Diolla Fogny du livre, parlé vers Bignona.
Non, c’est que le Diolla est une langue orale et les lettres du Français ne correspondent pas toujours aux sons du Diolla. Il y aura une formation spécifique de lecture/écriture du Diolla Fogny à la rentrée scolaire, puisque les langues régionales vont intégrer le cursus scolaire.
Prendre des photos quand on s’occupe d’enfants est toujours un peu compliqué, on n’a pas le temps et souvent on n’y pense même pas. Puis les classes sont dans la pénombre, quand il fait 40°C dehors, on a intérêt de se protéger du soleil. Mais ça fait toujours des souvenirs.
La classe des CM1
J’avais déjà fait de la peinture avec ces élèves auparavant, donc pas besoin d’introduction technique. Au contraire, ça m’a fait plaisir qu’il se rappelaient comment on mélange les couleurs primaires : le rouge et le jaune : orange,
le bleu et le jaune : vert, le rouge et le bleu : ? Oui, le violet n’est pas une couleur courante.
La consigne après la lecture : peindre un animal qui se transforme en arbre…
Oh, là, compliqué.
J’ai du faire plein de suggestions pour que les élèves se mettent au travail.
À la suite on parle de leurs peintures, chacun doit expliquer ce qu’il a fait et on termine l’atelier par la relecture du conte et cette fois-ci ils ont le droit de regarder les images. Puis je leur explique un peu comment ce livra a été fait :
Avec une classe française et une classe sénégalaise.
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La classe des CE1

Non, la fille n’a pas envie de suivre la consigne
Le même livre, le même procédé mais avec une consigne plus facile: Peindre les animaux qui vont au mariage dans le village. Un plaisir de les voir au travail et de voir leur plaisir en regardant l’album à la fin.
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La classe des CI
C’est cette classe qui n’existe pas en France, entre la maternelle, qui n’est pas obligatoire, et le CP. Une classe important pour les enfants parlant à la maison une langue régionale et doivent apprendre le et en français à l’école.
Comme le conte avec sa morale est bien trop compliqué pour cet âge, on fait simple. Un peu de technique de base : Comment on tient un pinceau, comment on l’utilise et surtout ce qu’on ne doit pas faire.
Puis la consigne : Je peins mon village
Les plaisirs de cette dernière matinée:
– Voir les jeux de Fodé briller. Le connecteur que j’ai fait venir de France fonctionne, il peut récupérer les donnes de l’école du disque dur de l’ordinateur qui a rendu l’âme.
– un garçon me montre un dessin qu’il a fait avec Natalie pour un enfant français : « regarde, j’ai fait une voiture qui s’est transformé en arbre »

Un enfant de la maternelle nous a rejoint
